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Patrimoine de Hombourg

          7.Patrimoine : L'église de Hombourg

L’église St Brice
Vitraux
Tableau
Les fonds baptismaux
La tour
Les orgues
Les autels
Le banc de communion
Les statues
Les stalles en chêne
Le Lutrin
Le Luminaire
Les confessionnaux
Les objets du culte

L’EGLISE

Le patrimoine religieux de Hombourg a fait l’objet de deux doctes ouvrages (1) (2) auxquels le lecteur intéressé voudra bien se rapporter pour de plus amples informations car la matière est particulièrement abondante. Le présent chapitre ne constituera dès lors qu’un survol rapide. Un 3ème auteur (3) s’est aussi attaché essentiellement à la paroisse.

(1)    J.J.BOLLY, Répertoire phot. du mobilier des sanctuaires de Belgique. 1976, canton d’Aubel, pp36

(2)    M.XHONNEUX, Hombourg, l’église-souvenirs et réalités. Ed SI Hombourg, 1989.

(3)    F.DUBOIS, Notices historiques sur Hombourg, in Journal d’Aubel.  

L’église St Brice

Edifice à trois nefs primitivement du XIIIe siècle mais reconstruit en 1717 (les trois travées les plus éloignées du chœur qui s’ouvrent sur les côtés par des colonnes toscanes en pierre) puis allongé en 1838-39 par la première travée et le chœur ainsi que la tour et ses deux annexes.

L’église de Hombourg est dédiée à St Brice, évêque de Tours et successeur de St Martin.  

 

 

Vue panoramique de l'intérieur de l'église

 

 

 

Vitraux

Les vitraux datent de 1892 et représentent au chœur, à gauche, le martyre de St Sébastien, second patron de la paroisse, N. D. de Lourdes et Ste Bernadette, à droite, le Sacré-cœur et Ste Marguerite-Marie Alacoque, St Brice, patron de la paroisse. Dans l’église, ils représentent: à gauche, Ste Notburge, patronne des domestiques, (1er à dr) St Isidore, patron des agriculteurs, (2e à g) Ste Rose de Viterbe, (2e à dr) le bienheureux Herman-Joseph qui symbolisent l’une l’enfance, l’autre la jeunesse, (3e à g) Ste Agnès, martyre et (3e à dr.) St Louis de Gonzague, (au fond à g.) Ste Monique et (à dr) St Joseph.  

 

Découvrez les 12 vitraux de l'église

 

Tableau

Les tableaux au chœur représentent Ste Claire d’Assise conjurant l’attaque du couvent par les Sarrasins avec un ostensoir. Ste Julienne de Cornillon et la bienheureuse Eve de St Martin racontant leur vision à l’évêque de Thourotte, St Thomas d’Aquin (à dr) présentant au Pape l’office de la Fête-dieu en présence de St Bonaventure. Enfin le dernier à dr, représente St Pie X promouvant l’eucharistie avec le curé Wenders (1934). Derrière les autels latéraux deux peintures murales décrivent les noces de Cana et le couronnement de la Vierge (à g), la controverse d’Alexandrie et le couronnement de Ste Catherine (à dr).  

 

 

Les fonds baptismaux

 

Les fonds baptismaux datent de 1641 et ont été offerts par la confrérie de St Brice pour son cinquantenaire. La cuve est en pierre et le couvercle en laiton. 

 
 
 
 
 

 

La tour

La tour actuelle de 1839-40 remplace la vieille tour trapue (du type de celle d’Henri-Chapelle) démolie en 1839 et qui datait du XIIIe.

La tour actuelle recouverte d’ardoises depuis 1976 avait préalablement subi une mutilation en briques rouges (1967), déjà dans le but de la protéger contre l’humidité. Une nouvelle restauration portant sur les ardoises et corniches a été réalisée en 1992. La tour de 26 m de hauteur abrite deux cloches, l’une, baptisée "Brice" date de 1728 et l’autre, "Marie" date de 1824. (1341 livres).

Une petite cloche de 1748 appelle par ailleurs les fidèles depuis le clocheton du choeur.

   

 

 

Les orgues

Les orgues de Pereboom de 1873 remplacèrent celles qui furent vendues à la paroisse de Jehanster. Restaurées en 1984 par MM Schumacher et Hubert Schoonbroodt elles font régulièrement, depuis lors, l’objet d’une promotion par l’organisation de concerts de qualité. (Musique vivante au Pays de Liège, L’orgue de Pereboom 1873 de Hombourg (20p) 1984)  

 

Les autels
Le grand autel comporte un retable à peinture de la seconde moitié du XVIIIe siècle, une table de marbre, un trône d’exposition en chêne (orné d’angelots dans le passé, mais volés depuis) et d’un Pélican nourrissant ses petits. L’ensemble date de 1864. La peinture (Adoration des mages) s’écaille.

Les autels latéraux: à g. un retable à niche et panneaux peints vers 1934 représentant la Ste Famille, Isaïe, David, la Vierge remettant le rosaire à St Dominique et St Simon Stock recevant le scapulaire (fin XIXe). A dr., même présentation de l’Agneau vexillifère, bustes de St Jean-Baptiste, de Melchisédech, scène du supplice de la roue et décollation de Ste Catherine (fin XIXe).  

         

 

 

 

 

 

Le banc de communion

Le banc de communion orné de hauts reliefs dont le Pélican, l’Agneau de l’Apocalypse, une statue du Christ, et des anges tenant des symboles eucharistiques (chêne en partie polychrome de la fin du XIXe siècle).  

 

 

Les statues

Les statues dans le Chœur, les statues en bois de St Brice et de St Sébastien (XVIIIe), dans l’église, les statues à g. de st François d’Assise, Ste Apolline, St Roch, à dr. St Antoine de Padoue, Ste Barbe et St Salaman. Dans les niches du fond, Ste Anne et Notre-Dame des 7 Douleurs. On trouve encore un St Brice et un St Sébastien ainsi qu’une Vierge à l’Enfant avec globe et sceptre en plâtre polychrome de la 2ème moitié du XIXe, le Christ de la Croix de mission de 1853 (en bois) et un St Sé­bastien en bois du XVIe. 

   

 

 

 

Les stalles en chêne

En 1863, les stalles en chêne de style Louis XVI furent placées par l’artisan hombourgeois J.P. Rousch qui reçut l’aide de J. Kramer d’Aix-la-Chapelle pour la sculpture des colonnes.  

 

 

Le Lutrin

Il est en forme d’aigle dominant une sphère représentant la terre. Cette sculpture mesure environ 70 cm de hauteur et est supportée par un piédestal d’un mètre également fort travaillé. Toit le lutrin est en chêne partiellement doré et on peut le dater de la première moitié du XIXe siècle.  

              

 

Le Luminaire

La lampe du sanctuaire ou lampe ardente est de la même époque que le lutrin (avant 1850); elle est en laiton et mesure environ 80 cm de hauteur. Avant 1914, cette lampe suspendue par un câble, trônait au milieu du chœur, dans l’axe du tabernacle et de la moitié du banc de communion. Elle arrivait à un m du sol. Après l’avoir placée à 2 m du sol sous ordre du curé Ferdinand Pommée, elle fut finalement suspendue en 1938 à droite du cœur, contre un pilier par le curé Cratzborn.  

 

Les confessionnaux

C’est en 1851 que les deux confessionnaux actuels prennent la place des anciens qui occupaient déjà leur emplacement dans l’église de 1717. Ces deux beaux meubles ont été fabriqués par J.P. Rousch artisan-menuisier à Hombourg ainsi que par le sculpteur C.J. Van Asschen d’Aubel. Les confessionnaux sont en chêne ornés de l’emblème pontif.   

 

 

Les objets du culte

Les objets du culte: des burettes et un plateau ( poinçons d’Aix, Louis XV en argent, 1770), un calice de 1714, un autre de 1727 restauré en 1838, un autre de 1871, un autre, (néogothique) de 1882, un autre de la fin du XIXe, orné de médaillons, deux chrismatoires néo-gothiques de la fin du XIXe, un ciboire Louis XV avec couvercle surmonté d’un Pélican, un autre du milieu du XIXe, quatre crucifix sur socle (XIXe) un encensoir de 1833 à têtes de béliers, un autre à têtes d’angelots de 1855, un index liturgique avec armoiries comtales (fin du XVIIIe), une navette de 1833, un ostensoir-soleil de Cremer avec médaillons sur pied représentant les 4 évangélistes, avec la Colombe du St Esprit et Dieu le Père, St Brice et St Sébastien, le Pélican, deux médaillons attachés, l’un de 1668 et l’autre de 1742. L’autre ostensoir soleil date du début du XXe siècle et comporte les symboles des Evangélistes. Le pourtour de cet ostensoir comporte 6 parties qui portent chacune le nom d’un hameau de Hombourg: Belven, Laschet, Village, Ten Driesch, Gulpen et Hindel (voir plus loin les limites de la paroisse). C’est l’ostensoir de la procession.

On citera encore une patène de la fin du XIXe, 3 portes-missels du XIXe, un reliquaire en forme de panneau ajouré du milieu du XIXe et un autre en forme de croix sur socle du XXe. On remarquera aussi la reliure du Missale romanum de 1781 avec médaillon par J Sauveur et bustes de St Brice et de la Vierge (poinçons belges 1831-68, argent et cuir) et de l’autre Missel de 1878 édité à Ratisbonne avec cuir rouge et décor or. Citons enfin le dais de la procession, une chape du milieu du XIXe, 5 chasubles du XIXe en soie damassée et deux dentelles d’aube à tulle brodée.

Dans le hall de l’église (ancien baptistère) a été aménagé un autel de dévotion à la Vierge (en bois) à l’occasion de la restauration de l’église en 1991.