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Patrimoine de Hombourg

4.Le patrimoine classé comme monument ou site

Le château et le site de Vieljaeren  

Cité pour la première fois à l’occasion de la guerre de succession du duché de Limbourg, en 1286, où il fut détruit par le duc Jean 1er de Brabant, le château est un exemple typique du ‘wasserburg’ entouré d’une double rangée de douves dont la plus large englobait jadis aussi la ferme. Le manoir en forme de "L" avait conservé un aspect moyenâgeux, au moins pour ses façades est, nord et ouest, jusqu’à l’agrandissement des fenêtres voici deux décennies.

On y accède par un pont en maçonnerie à deux arches ogivales rallongé d’une passerelle qui a remplacé le pont levis primitif. Au XIXe siècle la façade principale orientée au sud a été dotée de baies plus larges. La toiture est à deux pans et deux croupes. La maçonnerie en moellons de petit appareil pourrait dater dans son état actuel du XVe voire du XIVe siècle.

Après les frères Anselme et Winand de Wilhonriw
(G.POSWICK, Les délices du duché de Limbourg, op.cit.p.223.) cités en 1273, on cite Guillaume et Béatrice de Willoiren en 1292 et un autre Winand de Wilhouriv en 1320, dont la fille Catherine épouse Conrard de Schoonvorst, chevalier qui détient la seigneurie en 1400. Sa fille épouse Guillaume Horion et leur arrière-petite-fille s’allie à Gérard de Ghoor ; le bien se maintient dans cette famille par Herman de Ghoor de Willonrieu puis Henri de Ghoor qui reçut en engagère la seigneurie hautaine en 1560 et, en 1561 celle de Vieljaeren dont il fit le relief en 1562. Son fils Claude Herman de Ghoor avait adhéré au parti de Guillaume d’Orange et périt à la bataille de Gembloux en 1578. Sa sœur, héritière, épousa H.T. de Millendonck. Leur fils Jean-Pancrace mourut par l’épée en 1604 et le bien passe après 1663 à plusieurs familles incapables de payer leurs créanciers.


Depuis 1710, il ne fait plus l’objet d’aucun relief et on le retrouve dans la propriété du créancier Jacques Maguin, puis de M de Sybertz. En 1863, il passe à la famille Reul puis aux Bourcier de Montureux, aux Breuls, jusqu’en 1934 où il fut vendu à la famille Jacob et, par succession à la famille Ernst.
Le château fut ensuite vendu à la famille Muylkens, exploitante de la ferme, qui revendit le château seul à son propriétaire actuel, M. Molter.

A l’entrée, on retrouve une petite niche cintrée avec une dalle armoriée Van Goor. S’ouvrant sur la cour intérieure et précédée de quelques marches, la porte à encadrement mouluré comporte des congés ouvragés. Les contre-poids du pont-levis sont également toujours visibles. (C.POSWICK,op.cit. p 223) Le château a été classé comme monument par arrêté du 30 mars 1987 tandis que les abords sans la ferme sont classés comme site. Le classement comme monument vise les façades et toitures, le pont et les assises des murs.

La ferme en forme de "U" ouvert vers le château comporte deux ailes du début du XIXe en briques et calcaires avec des entrées charretières à arc de briques en anse de panier.

On remarquera aussi à l’entrée la fontaine en pierre portant le millésime 1868.

La ferme ‘Poat’ 

Située au Centre, N° 65-67. Il s’agit d’une ferme en "L" de l’extrême fin du XVIIe siècle en moellons de grès rehaussés de briques et couverte de bâtières de tuiles en "S".

Au-dessus d’une des portes d’entrée se trouve un petit jour d’imposte chaîné surmonté d’un arc en moellons. Les fenêtres basses de l’étage n’ont pas été remaniées lors de l’exhaussement (P.MARDAGA, Le patrimoine monumental de la Belgique, Vol.12 3, p 1114.).

Le linteau déprimé d’une des portes de fenil porte la date de 1693 IHS.

La grange de la ferme qui se trouvait à l’arrière a été transformée en maison tandis que l’étable du début du XIXe siècle dont un angle obstruait le passage de la grand-route réalisée en 1850, a disparu suite à un incendie en 1966.

C’est dans la cour de la ferme "é gen Poat" qu’étaient exécutées les sentences prononcées par la cour de justice de la Seigneurie hautaine de Hombourg et la dernière exécution par pendaison a eu lieu à cet endroit en 1783
.

Les façades à rue et la toiture de la ferme sont classées par arrêté du 23 septembre 1988.

La croix en pierre devant le jardin du presbytère



Située au Centre devant le presbytère, cette croix en pierre calcaire est du milieu du XVIIe siècle. Elle est gothique et comporte une partie inférieure assez allongée tandis qu’elle est ornée d’un crucifix et d’un écu portant les deux premières lettres de Maria.

Il est impossible de déterminer s’il s’agit ou non d’une croix d’ « occis ».
Quant au socle se trouvant derrière et que tant l’inventaire du Patrimoine que le Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique
(lnv.Patr.op.cit., p 1113 et Répertoire photographique des sanctuaires de Belgique, J. J. BOLLY, Institut Royal du Patrimoine artistique, Bruxelles 1976, canton d’Aubel, page 40) affirment être celui de la croix, son trou ne le confirme pas.

En fait, la croix jadis située au lieu-dit Grönschelt, a été placée devant le presbytère par le curé Cratzborn. Ses abords sont entretenus depuis 1965.

Elle a été classée comme monument par arrêté du 23 avril 1967.